Bilans et techniques de rééducation périnéo-sphinctérienne pour le traitement de l'incontinence urinaire chez la femme
à l'exclusion des affections neurologiques
ANAES / Service recommandations et références professionnelles / Février 2000
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Pour Ballanger et Rischmann, « les données épidémiologiques conduisent à mettre en cause
trois facteurs principaux dans le déterminisme de l'incontinence urinaire à l'effort : la
grossesse, l'accouchement et la ménopause » (26).
D'autre facteurs étiologiques sont également cités par Ballanger et Rischmann (26) :
*
l'hystérectomie ;
*
l'activité sportive ;
*
le vieillissement ;
*
l'activité professionnelle ;
*
la constipation ;
*
la toux chronique ;
*
la dénervation du plancher pelvien lors de l'accouchement.
La recherche des différents facteurs favorisant l'incontinence permet de mieux orienter la
stratégie thérapeutique.
III.
B
ILAN DE REEDUCATION DE L
'
INCONTINENCE URINAIRE
Aucune prise en charge thérapeutique par la rééducation périnéo-sphinctérienne de
l'incontinence urinaire ne peut débuter sans qu'un bilan initial n'ait été fait. Il va permettre de
construire un protocole de soins adapté à chacune des patientes.
Pour des raisons psychologiques, il est conseillé d'effectuer le bilan au cours des premières
séances de rééducation. Se limiter seulement à l'interrogatoire lors de la première séance aide
à l'instauration d'un climat de confiance entre le thérapeute et les patientes. Cette confiance est
nécessaire pour une bonne mise en oeuvre de la rééducation. La première séance est donc un
instant privilégié pour informer les patientes et les interroger. Les informations lors de cette
séance porteront sur l'anatomie (planches anatomiques) et la présentation des techniques de
rééducation utilisées (travail endocavitaire).
III.1. Interrogatoire et examen physique
Leur déroulement et leur contenu ainsi que les informations qu'ils doivent permettre de
recueillir ont été précisés par plusieurs auteurs (27-29). Le groupe de travail a retenu parmi
ces éléments les informations utiles pour le rééducateur et le médecin traitant.
Elles permettront :
*
d'orienter le choix des techniques ;
*
de suivre l'évolution des symptômes ;
*
de mesurer l'efficacité de la rééducation.
L'interrogatoire et l'examen sont une source essentielle d'informations. Ils permettent de
rechercher des signes d'alertes avant la prise en charge
rééducative, et d'entreprendre un
dialogue avec le médecin prescripteur en cas de prise médicamenteuse perturbant l'équilibre
vésico-sphinctérien (alphabloquants, bétabloquants, diurétiques) (5-30).