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En ostéopathie, les viscères ne sont pas considérées différemment d'une articulation. THURE BRANDT et STAPFER, qui n'étaient pas ostéopathes, en ont décrit les premières manoeuvres, que les kinés connaissent bien. Cette discipline s'est surtout développée en France.
La bonne fonction d'une viscère est liée à sa mobilité physiologique, à sa bonne vascularisation et à son innervation correcte. Les viscères sont suspendues aux structures osseuses et musculaires. Un jeu passif viscéral est indispensable sinon des adhérences se créent. Une mauvaise mobilité viscérale provoque un mauvais drainage veino-lymphatique, une dysfonction de l'innervation viscérale et du péristaltisme. La gravité entraîne toutes sortes de pathologies (le mouvement cardiaque se répète 100.000 fois par jour, le diaphragme 20.000 fois par jour). Tout ce système est sous la dépendance du système nerveux sympathique qui réagit particulièrement au stress, aux émotions, aux joies, aux chagrins. Chaque viscère correspond à un étage vertébral.

3°) L'ostéopathie structurelle vertébrale périphérique

C'est la plus connue, c'est celle de la lésion vertébrale, celle de la perte de mobilité entre deux vertèbres. Elle fabrique des problèmes aigus (sciatique par exemple) ou des maladies chroniques. Les vertèbres forment le conduit protecteur de la moelle (qui est le prolongement du cerveau) et d'où partent les nerfs moteurs, sensitifs et sympathiques. Tout dérangement à la longue entraîne infiltrations, inflammations et fibroses. L'ensemble des os "déréglés", des tissus infiltrés et fibrosés atteignent les nerfs et les ganglions gênant leur nutrition et les emprisonnant dans un carcan impropre aux échanges cellulaires. Ce ralentissement biologique provoque avec le temps, l'inhibition ou au contraire l'hyperexcitation des nerfs et des ganglions (troubles sensitifs et moteurs, troubles viscéraux, circulatoires, digestifs...).

Les lésions évoluent souvent sans bruit vers la chronicité. Une perte de mobilité entraîne une compression d'un nerf, d'un ganglion, l'apport de sang diminue (loi de l'artère), la nutrition cellulaire est ralentie, les déchets stagnent et les maux chroniques apparaissent (aigreurs d'estomac, crises d'angoisse, migraines, lumbagos ...). Il existe aussi des lésions périphériques. Ces troubles de la machinerie d'entretien - dits fonctionnels - augmentent les dépenses et contribuent au déficit de la sécurité sociale, car ils font tous des migraineux, des ulcéreux, des asthmatiques, des constipés, des prétendus allergiques. Les traitements les soulagent momentanément. S'il y a une lésion ostéopathique vertébrale, les mêmes causes produiront les mêmes effets et le moindre gravillon supplémentaire (professionnel, psychologique, affectif) "facilitateur" déclenchera le processus. Ce sont les expressions, telles qu'être tendu", "à bout de nerfs" qui peuvent être les signes d'alarme, l'insignifiant déclenche l'excessif. La moindre fatigue, la moindre activité physique, le moindre désagrément convergent vers les muscles, viscères ou nerfs au niveau atteint. Souvent le processus se déclenche à distance du niveau lésé, ce qui explique que de nombreuses maladies sont appelés fonctionnelles à tort puisque elles ne sont pas dues à l'organe malade mais au blocage vertébral. C'est le système nerveux neurovégétatif qui est perturbé, celui de la vie de relations entre autres.

En conclusion de ces remarques, on peut donc définir l'ostéopathie comme une méthode de soins qui, par des actions manuelles sur le tissu ligamentaire, musculaire et nerveux ainsi que sur les structures osseuses et viscérales, a pour but de susciter l'équilibre ou de faciliter une réaction naturelle susceptible de faire cesser ces dysfonctions ostéo-articulaires, membraneuses, viscérales et psychiques.  



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